Il y a quelques semaines, j’ai revu Lisa, lors d’un atelier.
Il y a deux ans, elle s’était rapprochée de moi pour un coaching professionnel, à la suite d’une prise de poste en remplacement dans un établissement scolaire.
Dès nos premiers échanges, deux difficultés sont apparues : elle avait du mal à se faire respecter de ses élèves et se sentait peu organisée.
Au fil de nos échanges, alors que nous explorions ses différents domaines de vie, une chose m’a interpellé. Pour elle, la discipline n’était pas vraiment une priorité. Plutôt une perte de temps.« Ça demande trop d’énergie. ».Son langage verbal, paraverbal et non verbal parlait de lui-même.
Euh….Tiens, tiens… Mon cerveau clignotait. 😉 (si j’avais eu ma formation coaching Wingwave à cette époque, cette phrase aurait résonné encore plus fort).
Et si sa vision de l’organisation et de la discipline à la maison avait un impact sur ce qui se passait dans sa classe ? Et si cela expliquait, en partie, son manque de confiance face à ses élèves ?
Je lui proposai alors de réfléchir à des stratégies, y compris ludiques, pour poser un cadre avec ses élèves… tout en travaillant sur le cadre à la maison. Pas pour s’imposer, mais pour se faire respecter, en mettant en place une organisation et des règles plus claires ; et surtout, pour prendre conscience qu’un cadre bien posé peut finalement… faire gagner du temps.
Nous avons donc travaillé sur ses croyances, ses valeurs, ses besoins. Puis, séance après séance, Lisa me racontait ce qu’elle appelait ses « petites victoires » avec ses élèves.
Elle prenait progressivement de l’assurance, s’affirmait davantage, n’hésitant plus à recadrer et, si nécessaire, à « coller » ses élèves (non, pas au mur, l’éducation nationale n’étant pas en mesure de fournir le scotch nécessaire).
En parallèle, son projet professionnel évoluait. Deux possibilités se dessinaient… jusqu’à ce qu’elle fasse finalement son choix en fin de coaching, au moment de déterminer son objectif. Ouf, c’était moins une ! 😊.
Aujourd’hui, deux ans après le début de cette histoire, Lisa est engagée dans une formation pour devenir professeure de langue étrangère. Certes, elle a encore des doutes, des peurs face aux enjeux de cette formation, et c’est légitime. Ces peurs, elle les exprime notamment lors d’ateliers d’écriture individuels. Ces ateliers sont bénéfiques pour exprimer et lâcher ses émotions, ce qui lui permet d’avancer et surtout de croire en elle.
Elle m’a confié que sans ce coaching, elle aurait peut-être continué à enchaîner les petits boulots, sans réellement mettre à profit toutes les études qu’elle avait déjà réalisées.
C’est aussi pour cela que j’aime ce métier.
Parce qu’il ne s’agit pas seulement de résoudre une difficulté à un instant T. Parfois, il permet de remettre en mouvement quelque chose qui était resté bloqué. Il permet de retrouver de la confiance, d’oser faire des choix, de les mesurer, et, petit à petit, de commencer à écrire une autre histoire professionnelle.
Finalement, les « petites victoires » sont peut-être plus grandes que ce que l’on croit… ✨
